Colline Rodin

Véritable écrin de verdure, la colline Rodin est devenue, au fil du temps, une immense friche industrielle. Sur les anciennes carrières de craie, dans le prolongement de la maison du sculpteur, ce site est constitué de parcelles en déshérence, de hangars de stockage, de bâtiments en ruine et d’entreprises artisanales.

Le projet d'aménagement prend en compte les atouts et les contraintes naturelles du site. Son enclavement, sa topographie et son sous-sol constituent des éléments forts de son identité.

À la limite de Clamart et d'Issy-les-Moulineaux, la colline se trouve à moins de 15 minutes à pieds des lignes de tramway, du RER C et du Transilien. Pourtant, le site est très enclavé. Il n'est accessible que par des sentiers, depuis la rue du Docteur Arnaudet.

L'établissement public foncier d'Île-de-France (ancien EPF 92) possède 60% des terrains et prévoit d'aménager:

  • des logements en accession (environ 400) et pour étudiants, des logements sociaux, notamment une résidence étudiante et un foyer pour jeunes actifs avec un local d'activités
  • des espaces verts
  • des sentes piétonnes

Carrières

Les carrières de craie sont en partie classées depuis 1986 par l'État. Quelque 8,5 km de galeries ont été creusées sous la colline Rodin, à partir du XVIIIe siècle, pour extraire le fameux blanc de Meudon. Un arrêté de péril en interdit toujours l'accès.

En 2012 et 2014, deux zones à risques ont été identifiées par l'Inspection Générale des Carrières comme susceptibles de mettre en cause la stabilité des carrières. Les études menées par plusieurs bureaux d'expertise en géologie ont confirmé la dangerosité du site.

Au printemps 2016, après une étude de 10 mois, un ingénieur désigné par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour effectuer des investigations complémentaires sur ces deux sites, préconise trois choses :

  • renforcer plusieurs piliers
  • combler certaines galeries
  • étendre l'expertise à l'ensemble des domaines sous la colline Rodin.

Lors du conseil municipal du 20 octobre 2016, il a été communiqué le rapport de l’expert judiciaire, diligenté pour déterminer la dangerosité de l’état de certaines galeries des carrières de la colline Rodin. Le caractère imminent du péril a été levé. Une baisse du niveau de l’eau a été observée dans les sous-sols et aucun mouvement structurel n’a été constaté. La stabilité des carrières, constituées de craie, une roche particulièrement friable au contact de l’eau, n’est toutefois pas garantie sur le long terme.

Aussi, l’Inspection générale des carrières (IGC), qui suit de près ce dossier, invite-t-elle la commune à lancer
de nouvelles études pour déterminer plus précisément les  secteurs dangereux. Une proposition suivie par la Ville, qui maintient aussi l’arrêté de péril sur ce secteur.

La mairie prend en compte l'avis de l'expert et va modifier l'arrêté de péril imminent en non-imminent. Cependant, l'Inspection générale des Carrières (IGC) estime le niveau de sécurité des carrières comme étant inférieur à celui admissible. Il n'existe à ce jour aucun financement pour réaliser les études coûteuses nécessaires pour tester la qualité et la solidité de chacun des piliers soutenant les carrières. Pour des raisons évidentes de précaution, l'accès aux carrières est donc toujours interdit.

Résidence jeunes actifs

L’office Seine Ouest Habitat va construire un nouveau foyer de jeunes travailleurs composé de 50 chambres, de places de parkings extérieurs et d’un local d'activité situés au 4 - 10 rue du Docteur Arnaudet.

  • 50 logements pour jeunes actifs de 16 à 25 ans (en CDD, contrats d'alternance ou apprentissage)
  • Gestion : association Les jeunes de la Plaine
  • Permis de construire : accordé par la Ville de Meudon
  • Durée des travaux : 20 mois (de juin 2016 à décembre 2017)
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Projet Icade

Situé au 16 bis du Docteur Arnaudet, le groupe Icade a obtenu un permis de construire pour l’édification d’un immeuble de 85 logements dont 39 logements sociaux.

Icade, qui vient d'obtenir le permis de construire, prévoit de construire un bâtiment de six étages reposant sur un socle adossé à la colline du talus SNCF. Il est marqué par une forte volonté d’intégration au site grâce à des matériaux comme la pierre, le bois, l’enduit blanc et marron. Ce projet comprend :

  • 85 logements, dont 39 logements sociaux,
  • Un parc de stationnement privatif sur deux niveaux de sous-sol.