Biodiversité

La biodiversité rassemble à la fois le nombre, la diversité des organismes vivants et la manière dont tous ces paramètres varient et évoluent physiquement, géographiquement et temporellement. La biodiversité peut également recouvrir la diversité génétique, écologique et la
diversité des espèces.

La forêt domaniale

- Agrandir l'image, .JPG 697Ko (fenêtre modale)
Charte du promeneur - les règles à connaître pour mieux profiter de la forêt

Grande de 1100 hectares, située aux portes de Paris, la forêt domaniale de Meudon est un véritable poumon vert, un élément structurant parmi les espaces naturels de l'ouest parisien.

Elle présente un relief escarpé et se caractérise par ses sept étangs qui lui donnent son originalité paysagère. Le châtaignier et le chêne sessile sont les deux essences majoritaires mais on trouve également de l’érable, du tilleul, du merisier, du frêne, du hêtre, du bouleau…

La forêt abrite une petite faune ,diversifiée ainsi que des amphibiens, libellules… Elle accueille un public nombreux grâce à ses aménagements : parcs forestiers, 130 km de sentiers de promenade, sentiers sportifs…

Elle est gérée durablement par l’Office national des forêts et répond à trois objectifs : accueil du public, production de bois et préservation de l’environnement.

Quel super promeneur êtes-vous ?

Comment profiter de la forêt tout en la préservant ? Quels sont les conseils à suivre et les impératifs à respecter ? Telles sont les questions centrales abordées dans cette nouvelle charte du promeneur "J’aime la forêt : ensemble, protégeons-la !".  Cyclistes, cavaliers, marcheurs, sportifs, rêveurs… Destinée à tous les usagers de la forêt, la charte décline 14 recommandations essentielles autour des thèmes tels que la cueillette, les déchets, les feux, la chasse, les chantiers forestiers, les véhicules à moteur… Avec un maître-mot : donner à chacun les clés pour mieux comprendre les enjeux de la forêt et ainsi mieux agir

Téléchargez la charte du super promeneur en forêt

La cueillette oui mais avec modération

A chaque saison, la forêt apporte ses couleurs et ses plaisirs : fruits, champignons, jolies fleurs, mousses, châtaignes...qui incitent le promeneur à pratiquer la cueillette. Celle-ci fait partie des plaisirs simples en forêt, souvent partagés en famille. Malheureusement, la grande fréquentation des forêts entraîne aujourd'hui des ramassages excessifs qui ont un impact sur la préservation des espèces.

  • Ce qu’il faut savoir...
    Que les forêts soient privées ou publiques, leurs fruits et produits appartiennent aux propriétaires. A ce titre, les cueillettes sont interdites sans leur accord. Cependant, dans les forêts domaniales, le ramassage à « caractère familial » est toléré.
  • Attention forêt fragile...
    Aujourd’hui on déplore de véritables pillages : des dizaines de kilos de champignons ou de plantes font l’objet de cueillettes clandestines et organisées. C’est pourquoi, il est indispensable de modérer ses actes de cueillette afin de préserver les espèces en forêt.
  • Quelques conseils pour la cueillette en forêt publique...
    Les prélèvements de fleurs ne doivent pas dépasser l'équivalent d'une poignée par personne, soit environ dix à quinze tiges par personne. La cueillette doit se faire sans arracher les parties souterraines (bulbes). Pour les champignons, châtaignes, fruits, le volume prélevé ne doit pas excéder 5 litres par famille et par jour (l'équivalent d'un petit panier). Cueillir pour soi et non pour vendre…La vente des fleurs, fruits ou champignons pour un profit est interdite. Ne pas cueillir les plantes protégées : certaines plantes comme les orchidées sont protégées : leur cueillette est interdite (par arrêté ministériel ou préfectoral).

Faune et flore

En forêt, les animaux les plus nombreux sont les plus petits. Le massif est totalement exempt de grande faune (sangliers, chevreuils), plus difficile à gérer pour l'ONF, à plus forte raison dans un lieu fréquenté. Plusieurs études se sont affairées à répertorier les différentes espèces abritées par la forêt de Meudon.

Le domaine compte ainsi 8 espèces de chauve-souris, sept espèces d'amphibiens, 16 de libellules, 58 d'oiseaux et 99 de coléoptères. Tous ces animaux, avec l'abeille, font partie intégrante d’un écosystème privilégié en Île-de-France et à protéger. Sur le territoire de Meudon il y a deux zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) :

  • Les boisements et prairies de l’Observatoire
  • La forêt domaniale de Meudon
La migration des batraciens

Au printemps, saison des amours, les batraciens sortent de leur cachette et rejoignent le site de ponte, en général le plan d'eau qui les a vus naître. Lors de cette période de migration, qui peut durer jusqu'à quatre semaines, l'ONF, en lien avec la communauté d'agglomération et la Ville, fait fermer la route des Étangs jour et nuit afin d'éviter qu'ils ne se fassent écraser.

Une trame verte et bleue

Cet outil d'aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer... Cette démarche s'inscrit dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

Depuis 2014, Grand Paris Seine Ouest réalise un inventaire des différentes espèces de faune et de flore présentes dans les mares, les forêts, les zones humides... L'adoption de la trame verte et bleue vise à favoriser la biodiversité en adaptant l'aménagement du territoire. Cela se concrétise par :

  • La réalisation d’un état des lieux et recenser la faune, la flore et les espaces à protéger,
  • Le respect de la continuité des espaces naturels : éviter les obstacles dans les déplacements de certaines espèces pour favoriser leur reproduction (préservation ou création de corridors écologiques, aménagement des berges de Seine, limitation des pollutions lumineuses, sonores...),
  • La prise en compte les zones sensibles de biodiversité dans les projets d’aménagements urbains,
  • Le développement plus respectueux de notre environnement et de sa richesse naturelle.

Meudon, Ville fleurie

Le label 4 fleurs

Depuis 2009, la Ville de Meudon arbore fièrement à ses entrées de ville le panneau du label 4 fleurs au concours national des villes et villages fleuris. Cette distinction récompense le travail au quotidien du service des espaces verts qui produisent 155 000 plantes par an. C'est aussi une volonté politique affichée de préserver l’originalité, la qualité de vie et l’environnement plus que favorable de Meudon. Le comité national des villes et des villages fleuris récompense, à travers le label des fleurs, la qualité de vie dans une commune et la stratégie globale et d’attractivité environnementale, touristique et économique.

Au cours de la remise officielle du label, Hervé Novelli, le secrétaire d’état chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services de l’époque, avait souligné le savoir-faire de Meudon pour « accompagner et mettre en valeur tous les atouts de [la] commune par une présence importante, mais judicieuse du végétal dans la ville. Les évolutions récentes : diminution du fleurissement hors sol et massifs en mosaïculture, utilisation de vivaces, mise en place d’une gestion différenciée ont permis au fleurissement urbain de gagner en élégance et en raffinement. Ces réalisations sont de ce fait plus cohérentes avec l’image de la ville, et surtout, sont plus respectueuses de l’environnement. Cette nouvelle gestion de l’espace vert public doit être encouragée et poursuivie. Enfin, vos actions de sensibilisation du public à ces nouvelles démarches et le travail fait auprès des scolaires en collaboration avec la Maison de la nature sont remarquables. »

L'entretien durable des espaces verts

La préservation des espaces naturels sensibles

Dans le cadre de sa politique d'amélioration du cadre de vie et de développement des espaces naturels, le conseil
départemental des Hauts-de-Seine a approuvé son schéma départemental des espaces naturels sensibles le 27 avril 2001. Fruit de deux années de concertation avec l'ensemble des partenaires concernés (État, région, autres
départements, communes, établissements publics et associations), ce document inventorie les espaces naturels et hiérarchise les actions de préservation pour chacun d'entre eux. Sept objectifs majeurs ont été fixés pour les prochaines années :

  • Favoriser la diversité biologique des grands parcs et des forêts
  • Relier les grands espaces naturels entre eux par des continuités écologiques et paysagères
  • Renforcer la vocation de nature des îles et préserver les dernières berges naturelles entre Asnières et Issy-les-Moulineaux
  • Préserver la continuité paysagère des coteaux de la Seine et de la Bièvre
  • Préserver les zones humides de la Bièvre et des Godets
  • Préserver la diversité écologique et paysagère des hauteurs de la Bièvre

Pour atteindre ces objectifs, le département pourra utiliser l'outil financier de la taxe départementale des espaces
naturels sensibles, mais également travailler en partenariat avec les communes pour mettre en œuvre des
dispositions d'urbanisme (zones de préemption, utilisation des programmes locaux d'urbanisme) ou contractuelles
(servitudes conventionnelles, baux emphytéotiques, etc.). Deux projets prioritaires sont engagés dont celui
d’aménager un parcours des coteaux et des parcs dans le Val-de-Seine sur les communes de Sèvres, Meudon et Issy-les-Moulineaux.

Les espaces verts d'accompagnement

Cela représente 45 ha d’espaces verts public. Ces aménagements paysagers sont réalisés en bordure de voirie,
aux carrefours et sur les ronds-points. C’est l’un des axes majeurs du fleurissement de Meudon. Une vingtaine de
sites sont entretenus et fleuris tout au long de l’année. Les deux zones d’activités comme Meudon Campus et la
zone d’emplois de Meudon-la-Forêt avec un traitement en gestion naturelle. Les deux cimetières sont en harmonie
avec l’environnement. En 2011, un carré militaire a été engazonné dans le cimetière de Trivaux pour éviter l’emploie
de produits herbicides. En 2015, l’entrée de ville, côté forêt, a été agrémentée de 1000m² de prairie fleurie. Une prairie sans engrais compte en moyenne 40 à 50 espèces de plantes sur 100 m². Une prairie bien enrichie avec de l’engrais ne compte que 6 à 10 espèces pour la même surface.

Pelouses et couvre sols

La gestion des pelouses et des gazons appliquée sur la ville est réalisée de façon raisonnée. Les espaces urbains fréquentés sont tondus régulièrement. Un arrosage automatique est souvent en place pour garantir un verdissement tout au long de l’année. Les grandes pelouses sont tondues sans ramassage avec le principe du mulching. Le gazon y est rustique et sans arrosage. Dans les parcs il est souvent utilisé en plaine de jeux. Les autres espaces moins fréquentés sont en prairie fauchée.

Fleurissement pleine terre et hors sol

Le fleurissement de la ville marie le décoratif et le durable. Il est adapté au lieu et à l’espace. Priorité est donnée au
fleurissement de pleine terre garantissant un arrosage moins fréquent et un meilleur développement des végétaux.
Le fleurissement hors sol est, quant à lui, mis en place sur les secteurs commerçants urbains et très actifs de la ville. Le choix des décors et des coloris est impulsé par la direction du service des parcs et jardins.

Quatre à cinq trames végétales sont proposées aux équipes qui sont alors chargées de présenter des plans de plantation liés à leur secteur. Les serres municipales lance alors la production en apportant tous les ans de nouvelles variétés. Le choix d’un fleurissement plus naturel a cependant été fait sur l’ensemble de la ville. Ainsi la plupart des massifs sont plantés d’arbustes, de vivaces et de bulbeuses de printemps ou d’été. Les décors sont ainsi de quatre saisons avec des coloris changeants au cours des mois. Des structures de décors peuvent être implantées, comme éléments phares, mettant à l’honneur un message que la ville souhaite passer aux habitants.

La gestion de l'eau

L’eau de pluie est récupérée dès que cela est possible.

L’espace culturel Robert-Doisneau dispose d’une une cuve de 40 m3 captant l’eau des toits pour arroser les plantations du jardin. Sur notre site de production des serres municipales (5000 m2, dont 1028 m2 de serres en verre et 881 m2 de tunnels en plastique), plusieurs collectes sont installées sous les serres. Dans les carrières présentes sur la ville, l’eau de ruissellement captée dans une cuve permet l’arrosage d’une grande partie des arbres au printemps et des massifs fleuris toute l’année.

En second lieu, le choix des végétaux et leur implantation influe énormément sur l’économie à réaliser. Certains îlots directionnels sont en jardins secs avec des végétaux résistant au stress hydrique. Les massifs de pleine terre en vivaces sont privilégiés et les plantes bulbeuses qui y sont associées permettent d’apporter un fleurissement périodique sans aucun apport en eau. Le paillage systématique des massifs arbustifs permet aussi de limiter les arrosages tout en réduisant le désherbage, il est présent quasiment sur tous nos espaces verts. Enfin, là où l’eau est indispensable, une gestion automatisée est en place avec un système de programmation relié avec Météo France.

Évolution de la consommation d'eau pour l'entretien des espaces verts
4e trimestre 2013 > 165 m3
4e trimestre 2014 > 55 m3

Des dispositifs alternatifs

Le service des parcs et jardins a engagé plusieurs actions concrètes avec une profonde modification de ses pratiques respectueuses de l’environnement et du jardinier:

  • 2004 : le site de production est totalement en lutte biologique
  • 2006 : les arbres sont traités avec des biostimulants
  • 2007 : le désherbage est thermique ou mécanique (en dehors des cimetières)
  • 2008 : la totalité des engrais sont organiques. Le choix c’est aussi porté sur la protection des jardiniers et sur ses pratiques.
  • 2010 : les outils thermiques sont remplacés par des outils à batteries moins bruyants et moins polluants. La flotte de véhicule est équipée avec de petits utilitaires électriques.
  • 2014 : création de plusieurs zones de biodiversité naturelle en pleine ville, accroissement de l’éco-pastoralisme.

Un dispositif de lutte biologique avec des coccinelles lâchées sur des espaces fleuris a été adopté pour
limiter l’usage de produits chimiques anti-pucerons.

Les déchets verts sont compostés sur les sites quand cela est possible et le cas échéant aux serres municipales (200 m3 de compost généré). Le bêchage est de moins en moins pratiqué remplacé par une aération simple du sol et des paillages. Les tontes sont réalisées en mulching et les prairies sont fauchées ;une fois par an. Progressivement, la totalité de la production florale est réalisée avec des pots biodégradables et les vivaces remplacent les annuelles et les bisannuelles.

La politique de travail raisonné est continuellement en évolution, cette année des moutons ont été installés sur des espaces verts de la commune pour en limiter les interventions mécaniques. En 2012, tondeuses à essence et autres lames rotatives ont abdiqué devant un équipement nettement moins high-tech, mais tellement plus naturel, des «moutondeuses». Économique et soucieuse de l'environnement, peu bruyante de surcroît, cette méthode fait de plus en plus d’émules auprès des collectivités, mais aussi des particuliers. Allant d’espaces verts en espaces verts au gré de transhumance pédagogique avec « écoliers-bergers », les moutons rencontrent un vrai succès de sympathie auprès des Meudonnais.