Les tribunes d'expression politique

En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.

Les textes mis en ligne sont intégralement les mêmes que ceux publiés dans l'édition en cours du Chloroville

Liste Meudon ensemble

L’Histoire de notre pays a fait de la commune le premier centre démocratique, la première cellule de la vie politique et de l’expression publique. Ce maillage unique, nous le devons à Mirabeau qui, face à Condorcet ou Sieyès, défendait la transformation en commune des 44 000 paroisses de l’Ancien régime. C’est donc cette philosophie faisant la part belle à un fort ancrage local qui s’est essaimée sur l’ensemble du territoire au lendemain de la Révolution française.

Ce modèle est une exception, les chiffres ne s’y trompent pas. La France est, de loin, le pays d’Europe ayant le plus de villes et villages sur son territoire. Certains y verront un excès, un trop-plein, une surenchère qu’il faudrait réduire à tout prix, à coup de fusion et de suppression. D’autres, dont nous sommes, préfèrent y voir un riche héritage historique, qui se traduit par l’attachement sincère des Français à leurs communes. Nos concitoyens sont en effet plus de 75 % à affirmer avoir une bonne image de leurs communes, et cela toute tendance politique confondues.

Il est évident que la commune est l’expression locale de notre République et c’est cette proximité qui explique aussi cette forte popularité, à contre-courant de la centralisation excessive et du poids de la technocratie, de Bruxelles à Bercy. Pour autant, ce plébiscite nous oblige, car il se traduit en attentes toujours plus fortes de la part de nos concitoyens, qu’il n’est pas toujours possible de satisfaire. La crise de confiance, si ce n’est de défiance, envers le monde politique, et qui s’est encore exprimée ces dernières semaines n'atteint pas les Maires. Au contraire, ce sont eux que le pouvoir vient chercher pour trouver une issue à la crise. C’est une réalité, les moyens accordés aux villes et villages diminuent, mais les besoins et les sollicitations augmentent. Ce paradoxe génère une tension qui ne peut que créer des frustrations et des déceptions, abimant ainsi l’image de la structure locale et la confiance qui est placée en elle.

Or, dans un contexte si fort de rejet du politique, il nous apparait plus que fondamental de protéger notre modèle communal unique qui fait tant, chaque jour, pour les Français. Les communes sont des acteurs irremplaçables dans leur quotidien, les nombreux services publics qu’elles fournissent les accompagnent à chaque étape de leurs vies. Elles tissent et retiennent les fils du lien social pour lutter contre l’exclusion des plus fragiles, tache ô combien nécessaire dans un monde de plus en plus individualiste. Elles sont les chevilles ouvrières de la démocratie de proximité en favorisant l’expression locale, l’échange, le débat et la concertation publique, en associant toujours plus le citoyen à la prise de décision. Elles sont les artisanes patientes et déterminées de la culture, de la sécurité, de la tranquillité et de toutes les politiques publiques qui font la richesse et la valeur de la vie de proximité. Elles sont l’incarnation de la République dans ce qu’elle a de plus concret, de la métropole tournée vers le monde au petit village attaché à son terroir.

Il apparait alors fondamental de protéger ce modèle et de le revaloriser, tant cet équilibre précaire de la démocratie local est menacé aujourd’hui. Trop de maires abandonnent leur mandat en cours de route, ou renoncent à se représenter, s’estimant déconsidérés face aux procès injustes et aux discours stigmatisant, parfois venant du plus haut niveau de l’Etat. Ce n’est pas acceptable. Si le renouvellement des élus est indispensable, leur désengagement face à l’ampleur des difficultés doit nous interpeller et nous amener à réagir.

Aussi, nous appelons de nos vœux que 2019 constitue une véritable réhabilitation du rôle de l’élu local, c’est une condition sine qua non de la revitalisation de notre démocratie, si souvent bousculée. Il est nécessaire de remettre en lumière les réalisations, les innovations, mais aussi l’inlassable engagement des maires et de leurs équipes. Car souvent, le maire est à la fois le premier recours et le dernier espoir pour nombre de nos concitoyens. Il est le point de contact opérationnel entre les valeurs qui font notre Nation et l’humanisme de proximité, celui des petits gestes du quotidien.

Cette revalorisation passera nécessairement par une simplification administrative. L’exemple du mille-feuilles métropolitain est particulièrement parlant. A ce titre, nous attendions mieux du gouvernement et du président de la République, symbole du nouveau monde, que la nomination de deux anciens membres du parti communiste pour présider la Société du Grand Paris et pour réfléchir à l’avenir de la Métropole…

Il nous faut restaurer à sa juste place la commune et ses élus dans les têtes et les cœurs. Plus que jamais, la commune doit être, et sera, aux avant-postes dans le combat pour une République plus efficace, plus innovante et plus humaine. Tout à la fois ancrée dans l’histoire et moderne, la commune est véritablement l’institution d’avenir du 21e siècle.

La majorité municipale
Liste Meudon Ensemble

Liste Meudon c'est vous

MEUDON C’EST VOUS VOUS PRESENTE SES MEILLEURS VŒUX POUR 2019

Que 2019 vous apporte à chacun d’entre vous, et à toutes celles et tous ceux qui vous sont chers, la santé et le bonheur. Que cette nouvelle année soit ainsi celle de nouveaux accomplissements personnels et professionnels.

A l’orée de 2019, un regard sur l’année écoulée nous dit combien les mois prochains seront importants pour notre pays et l’Europe.

Nous vivons dans un monde en pleine mutation, balloté par des tensions géopolitiques lourdes de menaces, où les nationalismes et les populismes de toutes sortes, essayent de s’emparer du pouvoir, et si l’on peut choisir en toute inconscience de l’ignorer, voire préférer regarder de l’autre côté en croyant qu’une fois de plus le temps fera son œuvre et que l’on pourra passer à autre chose dès lors que la poussière sera retombée sur les soubresauts de mouvements que l’on croit sans lendemain et dont on pense, parfois non sans motifs, qu’ils sont dénués de cohérence alors pourtant que les raisons de la colère sont profondes et disent beaucoup sur notre époque, il est urgent d’agir pour réparer les fractures de notre société !

Notre groupe a souvent exprimé dans ces colonnes[1] la nécessité de répondre à l’urgence sociale, démocratique et écologique. Nous avons depuis 2008 porté et réussi à concrétiser nombre de propositions pour y répondre à notre échelle communale ou communautaire. Nous ne reviendrons pas sur les causes du mouvement dit des « gilets jaunes », disséqué à longueur de pages dans les journaux et dans les media audiovisuels. Tout le monde mesure cependant que cette révolte protéiforme partie de moches ronds-points, sorte d’uberisation  des mouvements sociaux, nous oblige tous à penser le monde avec une acuité renouvelée et une attention toujours plus forte aux personnes fragilisées par l’atomisation de nos sociétés accélérée dans le passé par certaines dérégulations. Au sein de notre groupe, les analyses et les propositions sont riches de leur diversité. Nous en faisons un levier d’action pour rechercher les solutions les plus pragmatiques afin de répondre aux enjeux locaux. Nous voulons œuvrer en commun car ce qui est devant nous exige une éthique de la responsabilité. C’est notre devoir d’élus.

S’il fallait retenir une seule chose à l’heure de ces vœux, ce serait le fait que nos sociétés sont en tension extrême comme à chaque fois qu’une révolution industrielle – aujourd’hui celle accélérée par le numérique - bouleverse les rapports économiques et sociaux ; et que s’impose l’impérieuse nécessité de réinventer un nouveau contrat social. Ce n’est pas la tâche la plus facile. C’est la plus exaltante.

Réinventons donc un nouveau partage. Pensons un nouveau partage des richesses fondé sur une économie de l’innovation responsable mais sans réveiller les chimères de confrontations sociales paralysantes payées au prix fort des mauvais compromis ; pensons le partage du pouvoir et l’irruption du citoyen partout où il peut - dans le respect de l’Etat de droit et des contre-pouvoirs - participer utilement à une démocratie représentative aérée ; imaginons le partage intelligent des ressources naturelles en bâtissant une transformation écologique s’appuyant sur les nouvelles technologies et une culture de la responsabilité individuelle. Personne ne doit être laissé sur le chemin du monde qui vient.

 


[1] Nous prions les lecteurs de nous excuser pour les récents blancs sur notre espace d’expression, liés à une réorganisation du groupe. Cet apparent silence ne nous a pas empêché d’obtenir des résultats concrets pour le bien des meudonnaises et meudonnais comme le budget participatif et les comités de quartier. Parfois certains font du bruit pour masquer leur vacuité. Qu’on nous pardonne d’avoir préféré les résultats aux mots.

Liste Meudon terre de talents, de solidarité, d’avenir

À l’heure où nous imprimons ce magazine, la tribune de la liste Meudon terre de talents,de solidarité, d’avenir ne nous a pas été communiquée.

Liste De l’air ! Rassemblement des citoyens, écologistes et radicaux

Pourquoi continuer à y croire ?

Je vous souhaite une belle et heureuse année 2019. Qu’elle vous apporte la santé, la joie au quotidien et de nombreux projets.

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins et nous devons trouver le bon équilibre entre transition écologique, qui s’impose à nous, justice sociale et fiscale, que nous devons absolument assurer et endettement public, que nous devons endiguer. C’est sur ces fondements que je me suis engagé en politique, comme tant d’autres.

Jusqu’au mois de mars il va être organisé un grand dialogue dans tout le pays, avec les citoyens, avec les corps intermédiaires, les élus, pour remettre sur la table toutes les données de notre pacte social. J’espère que la colère que je comprends se transformera en force apaisée et constructive, que la violence que je condamne de toute mes forces disparaîtra et que la parole politique retrouvera enfin toute sa crédibilité aux yeux de tous.

 

Loïc Le Naour  (En Marche)

loic.le-naour@mairie-meudon.fr