Sébastien Chabal, une reconversion de champion

L’anesthésiste, attila, Cartouche, Caveman… Sébastien Chabal a porté des surnoms à la hauteur de sa carrière de rugbyman : fulgurante. Mais aujourd’hui c’est avec la casquette d’entrepreneur et d’ambassadeur qu’il vient à Meudon. À l’occasion du festival des sports de nature, l’ancien joueur du Racing 92 retourne sur son terrain d’entraînement au complexe sportif Marcel Bec.

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Sébastien Chabal sera à Meudon le 25 juin au Festival des sports de Nature, organisé au complexe Marcel Bec

Pourquoi êtes-vous présent au festival des sports de nature à Meudon ?

Depuis un an, je me suis lancé dans un programme national de fitness soutenu par le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, qui vise à faciliter l’accès à la pratique sportive dans les milieux urbains. Ma venue à Meudon, au Festival des sports de nature, marque le début d’un Fitness Tour en Île-de-France au cours duquel on essaie de promouvoir un dispositif d’un nouveau genre. Concrètement, nous avons imaginé et construit une plateforme de 100 m² qui peut être installée en plein air et qui propose de faire des exercices de gainage, de tirage… C’est un peu comme un parcours de santé 2.0 si vous voulez. Une application dédiée permet en plus de recevoir des conseils de coaches, des idées d’exercices et enregistre vos performances. Le festival des sports de nature représente une belle occasion de valoriser l’activité sportive et de promouvoir ce programme auprès du grand public.

Comment passe-t-on du rugby au fitness ?

On reste dans le monde du sport. Au rugby, on a besoin de s’échauffer, de s’étirer de faire des exercices pour entretenir son corps. Les activités que propose cette plateforme sont similaires. Pour moi le sport a besoin de se démocratiser, il faut redonner envie aux gens. Trop de personnes se disent « Ce n’est pas fait pour moi, je n’y arriverai pas ». En équipe de France, donner le goût du sport au public était une de mes priorités. Aujourd’hui, je poursuis ce travail. Je souhaite que le plus grand nombre puisse accéder à ce que j’ai eu la chance de connaître par le sport de haut niveau : un équilibre du corps et de l’esprit, un bien-être. Petit à petit, tout le monde peut retrouver le goût de l’effort, qu’importent son âge et son niveau. L’idée est de faciliter l’accès aux structures sportives.

Vous avez quitté le rugby professionnel en 2014. Qu’est ce qui a motivé cette décision ?

Une perte d’envie. Depuis que j’ai quitté l’équipe de Lyon, je ne fais plus de rugby, ni en professionnel, ni en loisir. Le plaisir n’était plus là, il était temps pour moi de tourner la page. J’avais besoin de me lancer de nouveaux défis et de m’investir davantage dans d’autres projets professionnels. L’arrêt du rugby me permet de me consacrer pleinement à mes activités et de mener d’autres projets en parallèle, comme le Fitness Tour. J’ai toujours eu une âme d’entrepreneur, c’est inscrit dans mon ADN. Monter sa société suppose d’être ambitieux, tout en gardant la tête sur les épaules et les pieds sur terre. C’est ce qu’on appelle chez moi « le bon sens paysan » !

Comment s’organise votre vie de jeune retraité aujourd’hui ?

Je suis retourné vivre à Lyon dans mon fief. Cela m’a fait beaucoup de bien. J’ai toujours un pied dans la sphère médiatique en tant que consultant sportif pour RMC et sur Canal + tous les dimanches. Je mène une vie de retraité bien active !

Un petit mot sur l’actualité du rugby en France ?

Soutenez le Racing 92 ! C’est une grande équipe. Ils ont réalisé un superbe parcours en Coupe d’ Europe. Je suis très fier d’avoir joué au Racing 92. Dans les Hauts-de-Seine, vous avez selon moi la meilleure équipe en France. ME