Colline Rodin

Véritable écrin de verdure, la colline Rodin est devenue, au fil du temps, une immense friche industrielle. Sur les anciennes carrières de craie, dans le prolongement de la maison du sculpteur, ce site est constitué de parcelles en déshérence, de hangars de stockage, de bâtiments en ruine et d’entreprises artisanales.

Le projet d'aménagement prend en compte les atouts et les contraintes naturelles du site. Son enclavement, sa topographie et son sous-sol constituent des éléments forts de son identité.

À la limite de Clamart et d'Issy-les-Moulineaux, la colline se trouve à moins de 15 minutes à pieds des lignes de tramway, du RER C et du Transilien. Pourtant, le site est très enclavé. Il n'est accessible que par des sentiers, depuis la rue du Docteur Arnaudet.

L'établissement public foncier d'Île-de-France (ancien EPF 92) possède 60% des terrains et prévoit d'aménager:

  • des logements en accession (environ 400) et pour étudiants, des logements sociaux, notamment une résidence étudiante et un foyer pour jeunes actifs avec un local d'activités
  • des espaces verts
  • des sentes piétonnes

Projet Icade

Situé au 16 bis du Docteur Arnaudet, le groupe Icade a obtenu un permis de construire pour l’édification d’un immeuble de 85 logements dont 39 logements sociaux. Livraison prévue début 2019.

Icade, qui vient d'obtenir le permis de construire, prévoit de construire un bâtiment de six étages reposant sur un socle adossé à la colline du talus SNCF. Il est marqué par une forte volonté d’intégration au site grâce à des matériaux comme la pierre, le bois, l’enduit blanc et marron. Ce projet comprend :

  • 85 logements, dont 39 logements sociaux,
  • Un parc de stationnement privatif sur deux niveaux de sous-sol.

Carrières

Les carrières de craie sont en partie classées depuis 1986 par l'État. Quelque 8,5 km de galeries ont été creusées sous la colline Rodin, à partir du XVIIIe siècle, pour extraire le fameux blanc de Meudon. Un arrêté de péril en interdit toujours l'accès.

Chronologie
  • 2012 et 2014
    Deux zones à risques ont été identifiées par l'Inspection Générale des Carrières comme susceptibles de mettre en cause la stabilité des carrières. Les études menées par plusieurs bureaux d'expertise en géologie ont confirmé la dangerosité du site. Au printemps 2016, après une étude de 10 mois, un ingénieur désigné par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour effectuer des investigations complémentaires sur ces deux sites, préconise trois choses : renforcer plusieurs piliers, combler certaines galeries et étendre l'expertise à l'ensemble des domaines sous la colline Rodin.
  • 2016
    Lors du conseil municipal du 20 octobre 2016, il a été communiqué le rapport de l’expert judiciaire, diligenté pour déterminer la dangerosité de l’état de certaines galeries des carrières de la colline Rodin. Le caractère imminent du péril a été levé. Une baisse du niveau de l’eau a été observée dans les sous-sols et aucun mouvement structurel n’a été constaté. La stabilité des carrières, constituées de craie, une roche particulièrement friable au contact de l’eau, n’est toutefois pas garantie sur le long terme. Aussi, l’Inspection générale des carrières (IGC), qui suit de près ce dossier, invite-t-elle la commune à lancer de nouvelles études pour déterminer plus précisément les  secteurs dangereux. Une proposition suivie par la Ville, qui maintient aussi l’arrêté de péril sur ce secteur.
    La mairie prend en compte l'avis de l'expert et va modifier l'arrêté de péril imminent en non-imminent. Cependant, l'inspection générale des carrières (IGC) estime le niveau de sécurité des carrières comme étant inférieur à celui admissible. Il n'existe à ce jour aucun financement pour réaliser les études coûteuses nécessaires pour tester la qualité et la solidité de chacun des piliers soutenant les carrières. Pour des raisons évidentes de précaution, l'accès aux carrières est donc toujours interdit.
    L'inspection générale des carrières (IGC) et l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) ont demandé le comblement de 40% des carrières pour des raisons de sécurité. La Ville attend l’autorisation de l’État sur ce dossier en cours d’instruction par ses services et a délibéré sur ce sujet lors du conseil municipal du 4 octobre 2018.

Pour mémoire, les galeries d’exploitation de Clamart qui se situaient à quelques hectomètres (parcelles jouxtant aujourd’hui l’Hôpital Percy) et dont les caractéristiques étaient similaires à celles de la Colline Rodin se sont effondrées en 1961 sur une superficie de 6 hectares entrainant la mort de 21 personnes ainsi que de 45 blessés.

Des travaux de comblement qui s’imposent à la ville 

Il est important de préciser qu’il s’agit avant tout de travaux de sécurité que la Ville se doit de mettre en œuvre dans le cadre d’une procédure de péril ayant donné lieu à une expertise judiciaire. Pour la sécurité des riverains et la préservation de la colline, il faut considérer que le risque d’effondrement en masse existe sur le site. La rupture d’un ou plusieurs piliers situés dans les zones estimées comme les plus sensibles conduirait à un report des charges sur les piliers avoisinants et/ou sus-jacents (à l’image de la catastrophe de Clamart) et engendrerait probablement un phénomène d’effondrement généralisé. Ce risque identifié par l’étude de l’INERIS, nous impose de viser une sécurité maximale avec la mise en œuvre de travaux définitifs et pérennes visant à un confinement optimal des piliers recensés comme instables à long terme. Préalable indispensable à l’ouverture ultérieure des galeries annexes qui devront faire l’objet d’une étude spécifique.

Les travaux de comblement proprement-dits ou la revalorisation de déblais

Les travaux de comblement toute hauteur seront réalisés, depuis l’intérieur des galeries (et non injectés) au moyen de terres naturelles chimiquement inertes, perméables et compactées par couches successives. Ils permettront d’obtenir un confinement optimal et pour une durée illimitée des piliers identifiés comme instables à long terme par les résultats de l’étude de l’INERIS sur les trois niveaux de carrières. Au sommet des terres mises en place et scrupuleusement contrôlées à différents stade du process, seront disposés des conduits d’aération permettant de garantir une circulation de l’air dans toutes les zones de la carrière.

Enfin, pour permettre les travaux de l’étage supérieur et éviter un effondrement de la planche intermédiaire, l’espace éventuel résiduel sera comblé par voie gravitaire (ou clavé) au moyen d’un coulis adapté.

Les piliers et galeries conserveront leur intégrité initiale et les circulations d’eau traversant aujourd’hui le massif crayeux ne seront en rien perturbées. Il s’agira ainsi de recréer une masse à part entière redonnant une consistance quasi naturelle à ce périmètre jadis excavé sans pour autant créer de point durs.

Ce projet a obtenu, à l’unanimité, un avis favorable de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites le 18 octobre dernier composée de :

  • la direction régionale et interdépartementale de l’rnvironnement et de l’rnergie (DRIEE),
  • la direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement (DRIEA),
  • la direction régionale des affaires culturelles (DRAC),
  • Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hauts-de-Seine (CAUE),
  • L’association « Vieilles Maisons Françaises »,
  • L’association « Environnement 92 »,
  • De paysagistes.
Autres méthodes de confortation 

D’autres méthodes de confortation qui relèvent du génie civil existent en effet sur le marché mais peuvent présenter des inconvénients liés à la typologie de cette ancienne exploitation et à la nature de son matériau particulièrement saturé. A la différence de la solution pérenne par comblement, proposée par notre AMO, EGIS, et confirmée par l’IGC, ces autres méthodes nécessiteront un suivi régulier des secteurs traités pour juger de leur tenue dans le temps. Elles peuvent également, pour obtenir le même résultat géomécanique du comblement, dénaturer ces galeries en multipliant les ouvrages maçonnés, coffrés, cerclage ou encore boulonnage avec ancrage et béton projeté. Il s’agit bien là de circonscrire un risque d’effondrement généralisé et non le traitement localisé d’une amorce de fontis ou encore la fragilisation d’un seul pilier.

De plus, compte-tenu de la configuration du lieu (surépaisseur du remblai en pied notamment dans le niveau inférieur, faible épaisseur de planche localement, périmètre conséquent de certains piliers), le coût de mise en œuvre d’un confinement par consolidation au fond sera beaucoup plus onéreux que la solution proposée par les techniciens et validée par l’IGC et l’INERIS et pour un résultat esthétique qui masquera et dénaturera l’aspect actuel des carrières.

Un site classé préservé 

A aucun moment, la Ville n’a souhaité revenir sur le caractère classé de cette ancienne exploitation et sur la préservation de l’architecture de la majorité des galeries et fenêtres géologiques qu’elle renferme. Pour ces dernières, elles seront conservées dans leur intégralité et resteront visitables après travaux. L’obligation de sécurisation ne concerne que 45 % de la surface de cette carrière. 55 % seront totalement préservés et non-impactés par les travaux.

Un quartier vert 

Aucune construction immobilière n’est prévue sur le périmètre du projet concerné. La Ville projette, l’aménagement d’un parc public afin de conserver et développer le poumon vert existant mais avec l’assurance de pouvoir s’y promener et s’adonner à toutes autres activités de loisirs en parfaite sécurité.

Aussi aucun projet de construction n’est prévu sur le périmètre des carrières à combler.

 

Résidence jeunes actifs

L’office Seine Ouest Habitat va construire un nouveau foyer de jeunes travailleurs composé de 50 chambres, de places de parkings extérieurs et d’un local d'activité situés au 4 - 10 rue du Docteur Arnaudet.

  • 50 logements pour jeunes actifs de 16 à 25 ans (en CDD, contrats d'alternance ou apprentissage)
  • Gestion : association Les jeunes de la Plaine
  • Permis de construire : accordé par la Ville de Meudon
  • Travaux préliminaires : dernier trimestre 2017
  • Début des travaux : début 2018
  • Livraison : début 2019