Exposition

Du au

Exposition : rétrospective Davila

Lieu

  • Centre d'art et de culture
  • 15 boulevard des Nations Unies - 92190 Meudon
  • Lat : 48.813995 - Lon : 2.238479

Tarifs

  • Entrée libre

De formation classique Antonio Davila vit en Espagne et au Mexique une carrière précoce qui s’épanouira lors de son installation en France.

À Paris, en effet, cette seconde partie du XXème siècle a été particulièrement florissante, créative. Le Musée de Meudon expose une gamme de qualité d’artistes de cette époque.

BIOGRAPHIE

Antonio DAVILA est né le 16/08/1934 à Vigo (Galice). Fils et petit-fils d’ébénistes-charpentiers.

Dès l’âge de 7 ans, sa vocation artistique s’éveille : à l’insu de sa famille, il fréquente des cours de dessin et s’inscrit à l’Ecole des Arts et Métiers de Vigo.

Son professeur Mareque lui ouvre son atelier (il découvre l’univers de l’artiste qu’il n’oubliera jamais- il côtoie des poètes, des musiciens, des peintres dont un, Mario Granel deviendra un substitut paternel).

De 1947 à 1950, grâce à une bourse obtenue par un concours régional, il est accueilli à l’Atelier-Ecole de Santander.

En 1950, suite à un concours organisé par le Ministère de l’Education et des Loisirs, il obtient une Médaille Nationale de sculpture, une bourse d’état et une admission à l’Académie Royale de San Fernando à Madrid.

En 1954, il part à Rome (Ecole Supérieure espagnole des beaux-arts) et à Milan (Ecole Supérieure de Bréra), élève de Marino Marini.

En même temps que se développe sa très précoce carrière artistique, Antonio DAVILA, né sur les rives de la baie de Vigo, a toujours ressenti l’appel de la mer ; Il passe le brevet de la Marine Marchande à Barcelone et additionne les heures de navigation dont deux campagnes à Terre Neuve comme officier.

Simultanément, il réalise différents travaux à Barcelone, Vigo, Madrid ainsi qu’en Suède. Première exposition (juillet 1956) au « Foto-Club » de Vigo.

Pourtant toute son enfance et son adolescence sont marquées par la guerre et l’après-Guerre d’Espagne, par la répression franquiste, ses incarcérations et ses morts mais aussi par la chaleur, l’amitié, la solidarité qui unissent les résistants au régime.

En 1961, il décide d’émigrer au Mexique avec sa jeune épouse- Il y restera jusqu’en 1968, y laissant de nombreux monuments, notamment au général Alvarrado et un buste du Président de la République Diaz Ordaz et ayant professé la sculpture en taille directe à l’Université de Mérida (Yucatan).

Suite à des difficultés familiales,  beaucoup de souffrances, il laisse ses deux enfants et retrouve l’Europe, d’abord la Costa Brava, le temps de réaliser pour le château de Pubull, propriété de DALI, six sculptures monumentales.

Quelques séjours à Carrare, Bruxelles, Amsterdam mais il revient à Paris où il se fixe définitivement en 1972, fonde une nouvelle famille et obtient la nationalité française.

Après la naissance de sa fille et pendant quelques années, une maison dans le Finistère-Sud lui permet de renouer avec ses racines celtes.

Il est exposé à la galerie Artal de Strasbourg en 1973 puis à la galerie Forum de Paris l'année suivante.

L’attribution d’un atelier dans le 15°arrondissement en juillet 1976 va lui permettre de s’épanouir dans un autre discours, une recherche plus abstraite :une taille directe jaillie d’un bloc de comblanchin puis une série de maquettes de plâtre réalisées au cours des mois suivants en sculptures de granit, basalte ou comblanchin.

En fait, la recherche de 1976 à 1979 se situe dans une perspective architecturale, une conception urbaine pour la plaine européenne : des sculptures habitables.

 

1978 Acquisition par le Fond National d’Art Contemporain

 

1979 Monument pour la Division Alpine à Varces (Isère)

 

Un an à bord, en famille, sur un voilier de 14m  « Esmeralda » ; il travaille le marbre au hasard des escales, laisse ses sculptures sur place aux amoureux de son art.

 

En 1982, de retour en France, il aborde en Charente Maritime, à Royan, La Rochelle, St Martin de Ré puis remonte vers le golfe du Morbihan, à Auray, Quiberon où il travaille de nouveau basalte et granit.

 

1985, c’est l’ouverture sur l’hémisphère Sud, suite à une mutation administrative de son épouse :

L’ile de la Réunion, l’ile Maurice, le Kenya et surtout Madagascar où les gens, malgré leur pauvreté, conservent un esprit créatif, une gentillesse et une joie de vivre qui le touchent au cœur- Accompagné par le chant des enfants dans les arbres, il sculpte passionnément le marbre local. 

La Réunion offre un « basalte pays » un peu triste auquel il tient à donner des lettres de noblesse en créant trois œuvres monumentales (Fontaine pour les Thermes de Cilaos - Hôtel des Impôts à St Pierre - CES Plateau goyaves St Louis).

 

Durant ces années, il participe à différents Salons :

Formes Humaines (Musée Rodin)- Salon de  Mai…….

De 1975 à 1979, Salon Jeune Sculpture puis régulièrement jusqu’en 1993, Salon Réalités Nouvelles.

 

 En 1990, lorsqu’il revient de La Réunion, il aspire à revivre et travailler dans son atelier parisien. Pour lui, désormais, les voyages ne sont plus un besoin vital ; Il est parvenu à la synthèse de sa vie d’homme et réalise des œuvres dans lesquelles l’épure est totale, l’essentiel exprimé.

           

Ses enfants du Mexique viennent le voir. Il est comblé, il n’a pas soixante ans.

Le jour de Noel 1993, la mort l’abat, alors qu’il avait tant de projets à faire éclore, de messages d’harmonie à délivrer en paroles de pierres.

 

Après sa disparition, le Salon des Réalités Nouvelles lui a consacré une exposition importante en hommage, en 1994.

 

En 1997, une exposition rétrospective de l’ensemble de son œuvre a eu lieu à Pontevedra (Galice).

 

Vernissage : Jeudi 18 octobre - 19h - Centre d'art et de culture
Entrée libre

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