Les entreprises de la Ville

Intégrée à la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest, Meudon conjugue de nombreux atouts : dynamisme économique, proximité de la capitale et projets d’aménagement urbain ambitieux.

Le bassin d'emplois

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Ville de Meudon
Le technopôle de Bouygues Télécom - Agrandir l'image, .JPG 343Ko (fenêtre modale)
Studio 9/Ville de Meudon

Avec 414 entreprises, 285 000m² de bureaux, l’économie meudonnaise se porte bien. Bouygues Telecom, le CNRS, Intel Inside, Thalès Avionic, Gemalto et HP Inc, sont les premiers employeurs de la ville, concentrant 47% des emplois. 

L’arrivée de sociétés spécialisées dans les technologies de pointe a modifié la répartition des emplois. À Meudon, les sept premiers employeurs représentent, à eux seuls, 54% des effectifs. Avec l’industrie, ces deux secteurs regroupent près de 70% des emplois de la commune. 

Mais le tissu économique est majoritairement composé de PME : plus de 90% comptent moins de 50 salariés. Le dynamisme de ces structures fait la force du territoire meudonnais. Les principales entreprises sont réparties en deux zones géographiques distinctes.

Meudon sur Seine

Encore appelé Bas-Meudon par les Meudonnais, le quartier de Meudon sur Seine a entamé un profond renouvellement en 2004. Sur les cinq hectares de foncier libérés par Renault, la ville achève de réaliser un ensemble immobilier de bureaux et de logements de standing.

Meudon Campus est le premier symbole du développement économique de la commune. Cette zone d’activité s’étend sur 10 hectares en bords de Seine, face à l’Île Seguin. Elle accueille 4 immeubles qui proposent 45 000m² de bureaux. Gemalto, leader mondial de la carte à puce, et HP Inc y sont installés.

En 2018, de nouveaux aménagements ont vu le jour avec:

  • 119 appartements neufs en accession maîtrisée
  • 1 jardin public de 500 m²
  • 2 immeubles de bureaux dont un second Green Office 
  • 497 m² de commerces accessibles par un large mail piétonnier
  • 1 parking public de 60 places
  • L'Avant Seine: équipement polyvalent
  • Un club de sport gérée par l'UCPA

Un projet d'hôtel et de bureaux doit ouvrir d'ici 2020.

Meudon sur Seine bénéficie d'un environnement renouvelé avec l'opération Vallée Rive Gauche achevée en mai 2018 : la RD 7 a été transformée en boulevard urbain et 4 km de berges sont devenus un lieu de promenades et de détente en bord de Seine. Le département a investi près de 200 millions d'euros dans cet équipement qui a consisté en l'aménagement de 20 ha : 14 d'espaces verts et 6 de voirie.

En plus de la RD7, le quartier est desservi par la ligne de tramway T2, reliant le pont de Bezons à la Porte de Versailles via La Défense.

Ce quartier est aussi relié à l'Île Seguin. Le pont Seibert, démonté en septembre 2018, sera de nouveau accessible dans une version plus moderne d'ici 2021.

Meudon-la-Forêt

Le parc tertiaire de Meudon-la-Forêt représente 170 000m². Ses immeubles sont situés à l’entrée de la zone d’activités, en bordure de la forêt, de la N 118 et à la lisière de la zone d’emplois de Vélizy 2 (Inovel Parc).

Le technopôle de Bouygues Telecom et du Green Office représentent à eux seuls 3600 emplois.

Le Green Office est le premier immeuble de grande envergure à énergie positive en France (il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme). Il accueille les 1200 salariés de Steria, société de conseil en nouvelles technologies.

Le CNRS à Meudon

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Avec le CNRS, l'ONERA et l'Observatoire de Paris, Meudon est à la pointe de la recherche de l'aérodynamisme, de l'observatoire spatiale et de la physique.

Le CNRS

Organisme public de recherche créé en 1939, le centre national de la recherche scientifique exerce son activité dans tous les champs de la connaissance. Place forte historique du CNRS, Bellevue est aujourd’hui la délégation régionale pour l'Île-de- France Ouest et Nord. L‘établissement abrite les services d’appui aux structures de recherche de toute cette zone. Les 2600 chercheurs, ingénieurs, techniciens, post-doctorants et non permanents officient au sein de 110 unités mixtes associant la recherche et l'enseignement supérieur. On les trouve dans les campus (Versailles, Nanterre, École Polytechnique), au sein d'institutions, comme l’Observatoire où tous les laboratoires sont co-pilotés par le CNRS, ainsi que dans les grandes entreprises (Saint-Gobain, EDF, Total, Microsoft).

Ils travaillent sur des thèmes de recherche très divers: sciences humaines, du vivant, de l’univers, de l’environnement et du climat, mathématiques, physique, chimie… et forment une communauté scientifique très productive en termes de prix, de brevets et d’innovations. Le site de Meudon comprend deux laboratoires de recherche, un sur la matière condensée et un de géographie physique et emploi 400 personnes.

Il fait office de « siège opérationnel », rassemblant les fonctions d’administration centrale : informatique, gestion des paies des 32000 salariés du CNRS, organisation des concours d’entrée, direction des achats et direction technique de l'institut des sciences de l'univers. S’y situe aussi la communication du CNRS qui gère la photothèque, la vidéothèque, ainsi que la réalisation de vidéos et de documentaires, de reportages en partenariat avec les télévisions publiques comme Arte. Récemment, Meudon-Bellevue a vu l'arrivée du pôle communication Île-de-France, dont l'objectif est d’accroître la visibilité du CNRS dans cette région qui représente 40% de son potentiel scientifique.

L'ONERA

Fleuron de l’histoire industrielle et aéronautique, la grande soufflerie a été construite en 1932. Elle reste le symbole du site de Chalais-Meudon, où 200 personnes calculent, simulent, modélisent et expérimentent des prototypes d’avions et d’objets spatiaux dans différentes souffleries qui vont du bas subsonique (quelques dizaine de km/h) à l’hypersonique (plus de 5000 km/h).

Derrière le hangar Y, dans le site de 12 hectares du centre d’étude et de recherche aérospatiale de Meudon, trônent aujourd’hui plusieurs souffleries de diverses puissances. Si la plus grande, classée Monument Historique, est inutilisée depuis plusieurs décennies, les autres, qui vont jusqu’à Mach 10, soit 10 fois la vitesse du son, servent toujours à tester l’aérodynamique des avions civils et militaires, des missiles, des navettes et des sondes spatiales.

Le concorde, l’A 380, le mirage, le lanceur Ariane 5… ont été expérimentés, éprouvés et optimisés à Meudon Le site emploie 200 salariés travaillent au sein de trois départements : celui d’aérodynamique fondamentale et expérimentale, qui gère les souffleries, étudie les phénomènes de turbulences et d’ondes de chocs. Il mène aussi des expertises et des essais pour les industriels. Dans celui de l’aérodynamique appliquée, on réalise des calcul et des simulations numériques.

Ce dernier réalise des maquettes et des dispositifs de mesure élaborés qui sont utilisés en souffleries. Notre but : voler plus sûr, plus silencieux, plus propre et moins cher Placé sous l’autorité du ministère de la Défense, l’ONERA est le premier acteur français de la recherche aérospatiale. Il regroupe 2000 collaborateurs, dont 1500 scientifiques, répartis sur huit sites, dont celui de Meudon, le seul centre au monde qui compte autant d’années d’histoire continue de l’aérostation à l’aérospatial. Depuis 1877 et la création du centre d’aérostation militaire, il fait progresser la conquête des airs et de l’espace.

L'observatoire de Paris-Meudon

En 1667, les ruines du Château Neuf sont transformées, par l'astronome Jules Janssen, en une annexe de l'Observatoire de Paris. Il est aujourd’hui le plus grand pôle national de recherche en astronomie et en astrophysique. C’est aussi l’un des plus actifs et des plus productifs au monde. Implanté sur trois sites, Paris, Meudon et Nançay, il fait partie des Grands établissements relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Environ 800 personnes y travaillent, dont 400 à Meudon.

L’étude du soleil, des planètes, des systèmes planétaires, de la formation des étoiles, de l'évolution des galaxies, de la cosmologie, de la métrologie de l'espace et du temps… Les recherches menées par les chercheurs et ingénieurs de l'Observatoire de Paris couvrent tous les champs de l'astronomie et de l'astrophysique contemporaines. Elles sont le fruit de collaborations nationales, européennes et plus généralement internationales. Ce que le public sait moins, c’est qu’une importante partie de l'activité de l'Observatoire est dévolue à la réalisation d'instruments d'observation pour les télescopes géants au sol et pour les sondes spatiales.

Spectromètres, imageurs, sondeurs de physique des plasmas… C'est ici qu'ont été construits certains instruments embarqués à bord des satellites Corot et Cassini-Huygens, ou des missions d'exploration comme Mars Express et Venus Express, souligne Thérèse Encrenaz, vice-présidente du Conseil scientifique de l'Observatoire, également astronome spécialisée dans la planétologie. Des instruments qui permettent, notamment de sonder des étoiles, et d’étudier leur atmosphère, et de découvrir des exoplanètes. »

Les données d'observations four nies par ces sondes spatiales et par ces satellites en orbite sont traitées, analysées et exploitées par les théoriciens, les observateurs et les instrumentalistes de l'Observatoire, qui élaborent également des logiciels, des bases de données et des simulations numériques pour modéliser les phénomènes astrophysiques et en faire une interprétation théorique. À ce titre, l’Observatoire de Paris contribue à la préparation de la mission du satellite européen Gaïa qui, à compter de 2012, va cartographier un milliard d’étoiles de notre Galaxie, la Voie lactée.

Après la tempête de 1999 et un violent coup de vent en décembre 2006, la grande coupole est enfin remise en état.C’est maintenant au télescope et à la salle d’être restaurés. Réalisée par les anciens établissements Cail de 1889 à 1894 à la demande de Jules Janssen, la grande coupole de 18,80mde diamètre intérieur est un chef-d’œuvre de charpente en fer mobile. Elle s’inscrit dans le contexte des premières grandes coupoles d'observation de la fin du XIXe siècle, comme celles de Nice, de Strasbourg et de Greenwich. Le revêtement en tôles d’acier a été remplacé en 1924 par des plaques de cuivre.
La grande lunette est la plus grande d’Europe et la 3e au monde par son diamètre. Un même tube contient une lunette d’observation avec un objectif de 83 cm de diamètre et une lunette photographique de 62 cm de diamètre. L’une et l’autre ont une longueur focale d’environ 16m. Les lentilles sont les oeuvres des frères Henry, opticiens et astronomes à l’Observatoire de Paris. Le tube et la monture équatoriale, essentiellement en fer, fournis par les établissements Gautier, ont été assemblés en 1893. Depuis cette date, l’instrument n’a subi pratiquement aucune modification. Un mécanisme d’horlogerie à poids, stabilisé par un régulateur de Foucault à ailettes, déplace lentement la lunette pour compenser la rotation de la Terre.